![]() Laissent deviner les lumières Et mon âme au coeur d'enfant Trouve la lucarne verrière Qui s'ouvre à moi sur le printemps. Seigneur, je te rends bonnes grâces De m'avoir entr'ouvert la porte. J'étais si vieux, j'étais si lasse, Et ma Foi n'était plus très forte. Sur les bancs de pierre et de bois, Dès qu'un instant me trouve libre Je me ressource auprès de Toi En Toi mon être est équilibre. Quand la vague déferle sur moi Et recouvre les faibles conquêtes De mes découvertes de Toi. Notre unique espérance, Jour éternel de la terre et des cieux, De la paisible nuit, Nous rompons le silence, Divin Sauveur, jette sur nous les yeux. Répands sur nous le feu de ta grâce puissante, que tout l'enfer fuie au son de ta voix, Dissipe le sommeil d'une âme languissante, qui la conduit à l'oubli de tes lois ! O Christ sois favorable à ce peuple fidèle pour te bénir maintenant rassemblé, Reçois les chants qu'il t'offre à ta gloire immortelle et de tes dons qu'il retourne comblé ! Jean Racine (1639 - 1699 ) Un texte célèbre mais un peu désuet qui est devenu, grâce à Gabriel Fauré, un écrit simple d'une sérènité toute contemplative. Fond sonore: Musique de G.Fauré ( 1845 - 1924 ) |
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